Une pompe à chaleur air/eau puise les calories de l'air extérieur grâce à un compresseur électrique. Elle produit en général 3 à 4 fois plus de chaleur qu'elle ne consomme d'électricité (voir comment fonctionne une pompe à chaleur). Mais si votre chauffage était au fioul ou au gaz, cette consommation électrique est nouvelle.
Par grand froid, la PAC peut aussi déclencher sa résistance électrique d'appoint, qui consomme davantage. C'est à ce moment, en même temps que la cuisson, le lave-linge ou le ballon d'eau chaude, que la puissance du compteur est mise à l'épreuve.
La puissance souscrite (en kVA) est la puissance maximale que vous pouvez appeler en même temps. Les repères ci-dessous sont indicatifs : seule l'étude technique fixe le besoin réel.
| Situation | Puissance souvent constatée |
|---|---|
| Petite maison bien isolée, PAC de faible puissance | 6 à 9 kVA |
| Maison de 100 à 130 m², usages courants | 9 kVA |
| Grande maison, appoint électrique fréquent, nombreux appareils | 12 kVA ou plus |
Un délestage coupe momentanément un appareil non prioritaire (ballon d'eau chaude, par exemple) quand la consommation approche du maximum. Il permet parfois de rester sur une puissance plus faible.
La démarche est simple :
Le changement de puissance peut donner lieu à des frais selon le fournisseur et la situation : vérifiez les conditions de votre contrat.
La grande majorité des maisons sont en monophasé, et les pompes à chaleur résidentielles existent dans cette version. Le triphasé concerne surtout les fortes puissances ou les maisons déjà équipées.
La pompe à chaleur se raccorde sur une ligne dédiée, protégée par un disjoncteur et une protection différentielle adaptés. Si le tableau est ancien, saturé ou non conforme, une mise à niveau peut être nécessaire. Ce poste doit apparaître clairement sur le devis — notre article reste à charge d'une pompe à chaleur détaille les postes à vérifier.
Le tarif de base reste le plus simple. Deux options sont souvent envisagées avec une PAC :
Le bon choix dépend de votre profil : comparez sur une année complète avec les outils de comparaison officiels. Pour mesurer l'économie globale par rapport à votre énergie actuelle, consultez pompe à chaleur ou chaudière gaz et remplacer une chaudière fioul.
Souvent, oui. Une pompe à chaleur s'ajoute aux autres appareils de la maison et peut solliciter une résistance d'appoint par grand froid. Beaucoup de foyers en 6 kVA passent à 9 kVA, parfois 12 kVA pour les grandes maisons. L'installateur calcule le besoin lors de l'étude technique.
Il suffit d'en faire la demande à votre fournisseur d'électricité. Avec un compteur Linky, le changement est en général réalisé à distance, sans déplacement de technicien. Votre abonnement mensuel augmente légèrement selon la puissance choisie.
Non, la plupart des pompes à chaleur air/eau résidentielles existent en version monophasée. Le triphasé peut se justifier pour les fortes puissances ou si la maison est déjà en triphasé. L'installateur choisit le modèle compatible avec votre installation.
Le disjoncteur général peut couper l'électricité lorsque plusieurs appareils fonctionnent en même temps que la PAC, surtout en hiver. Un délestage bien réglé ou une hausse de puissance évitent ce désagrément.
Cela dépend de votre consommation et de votre capacité à décaler certains usages. L'option heures creuses est simple ; l'offre Tempo peut être intéressante mais comporte des jours rouges très chers en hiver, quand la PAC tourne le plus. Comparez sur une année complète.
Pas entièrement. Il faut en général une ligne dédiée protégée par un disjoncteur adapté au tableau électrique. Si le tableau est ancien ou non conforme, une mise à niveau peut être nécessaire : elle est identifiée pendant la visite technique.
L'étude technique inclut la vérification de votre installation électrique. Étude et devis gratuits, sans engagement.